Comment se passe un rendez-vous chez l’audiologue ? Les 6 étapes d’un test auditif

Vous faites davantage répéter vos proches ? Vous comprenez moins bien les conversations lorsqu’il y a du bruit ? Vous augmentez régulièrement le volume de la télévision ? Ou vous avez simplement envie de savoir où en est votre audition ?
Faire tester son audition peut apporter des réponses rapidement. Pourtant, lorsqu’on n’a jamais consulté un audiologue, une question revient souvent : que se passe-t-il réellement pendant un test auditif ?
Et surtout : prendre rendez-vous ne signifie pas que vous allez automatiquement repartir avec des appareils auditifs.
Un bilan commence d’abord par une discussion, puis par une évaluation de votre audition. Les résultats sont ensuite interprétés avec vous afin de déterminer si quelque chose doit être fait… ou non.
Voici concrètement comment se déroule le rendez-vous.
1. Avant les tests auditifs, l’audiologue commence par vous écouter
Une audition ne se résume pas à une courbe ou à un nombre de décibels.
Le rendez-vous commence donc généralement par une discussion sur les situations dans lesquelles vous rencontrez des difficultés.
Par exemple :
vous entendez quelqu’un parler mais vous ne comprenez pas toujours les mots ;
les repas de famille ou les restaurants deviennent fatigants ;
vous demandez régulièrement aux autres de répéter ;
vous avez plus de difficultés lorsqu’une personne parle derrière vous ;
certains sons vous semblent moins nets qu’avant ;
votre entourage remarque une baisse d’audition que vous-même percevez peu.
Ce sont d’ailleurs plusieurs des signes utilisés par l’INAMI pour identifier une éventuelle perte auditive, notamment la difficulté à comprendre une conversation dans le bruit ou le besoin fréquent de faire répéter.
Pourquoi cette discussion est-elle aussi importante que le test ?
Parce que deux personnes présentant des résultats relativement similaires sur un audiogramme peuvent vivre leur audition très différemment.
Une personne travaillant dans un environnement calme n’aura pas nécessairement les mêmes besoins qu’une autre qui participe quotidiennement à des réunions, fréquente beaucoup de lieux bruyants ou souhaite simplement mieux comprendre ses petits-enfants.
Le véritable point de départ est donc moins « combien entendez-vous ? » que « qu’est-ce que votre audition vous empêche aujourd’hui de faire confortablement ? »
2. On mesure ce que vous entendez… mais aussi ce que vous comprenez
Vient ensuite l’évaluation de l’audition.
Selon la situation et les examens réalisés, différents tests peuvent être utilisés.
L’audiométrie tonale : quels sons entendez-vous ?
Lors d’une audiométrie tonale, différents sons sont diffusés à plusieurs fréquences et intensités.
Le but est de déterminer le son le plus faible que vous êtes capable de percevoir pour différentes fréquences, généralement séparément pour chaque oreille.
Autrement dit, le test ne cherche pas simplement à savoir si vous « entendez bien ou mal ». Il permet d’identifier plus précisément quelles zones de votre audition fonctionnent mieux ou moins bien.
L’audiométrie vocale : entendre un son ne signifie pas toujours comprendre une phrase
C’est une nuance importante.
Certaines personnes disent :
« J’entends qu’on me parle, mais je ne comprends pas ce qu’on me dit. »
Ce n’est pas contradictoire.
Les tests vocaux s'intéressent davantage à la compréhension de la parole. Ils peuvent notamment aider à comprendre pourquoi une conversation devient difficile alors que vous avez pourtant l’impression d’entendre la voix de votre interlocuteur.
C’est aussi la raison pour laquelle une évaluation professionnelle apporte davantage d’informations qu’un simple test de volume réalisé avec des écouteurs à la maison.
3. Vous obtenez un audiogramme : voici ce qu’il raconte réellement
Les résultats de l’audiométrie sont généralement représentés sur un graphique appelé audiogramme.
À première vue, il peut paraître assez abstrait.
Pourtant, son principe est relativement simple :
horizontalement, on retrouve les fréquences, des sons plus graves vers les sons plus aigus ;
verticalement, on retrouve l’intensité nécessaire pour que vous perceviez le son.
Chaque oreille est évaluée séparément. L’audiogramme permet ainsi de voir si certaines fréquences sont moins bien perçues, si les deux oreilles réagissent de manière similaire ou si une différence apparaît entre elles.
Mais il y a un point important : un audiogramme ne doit pas être interprété isolément de votre quotidien.
Une courbe permet de mesurer l'audition. Elle ne raconte pas à elle seule vos difficultés au restaurant, au téléphone, devant la télévision ou pendant une réunion.
C’est précisément pour cela que l’étape suivante est essentielle.
4. L’audiologue vous explique les résultats — et ce qu’ils changent concrètement pour vous
Vous n’avez pas à apprendre à déchiffrer votre audiogramme seul.
L’objectif du rendez-vous est également de mettre les résultats en perspective :
Quelles fréquences sont concernées ? Les deux oreilles présentent-elles le même profil ? Cela correspond-il aux difficultés que vous décriviez en début de rendez-vous ?
C’est à ce moment que le test devient réellement utile.
Par exemple, une difficulté à percevoir certaines fréquences peut contribuer à expliquer pourquoi vous entendez une personne parler mais distinguez moins facilement certains éléments de la parole.
L’objectif n’est donc pas simplement de vous annoncer un résultat, mais de faire le lien entre les mesures et ce que vous vivez réellement.
5. Un test auditif ne débouche pas automatiquement sur des appareils auditifs
C’est probablement l’une des principales idées reçues autour d’un rendez-vous dans un centre auditif.
Faire tester son audition n’engage pas à s’appareiller.
Selon les résultats, plusieurs suites sont possibles.
Votre audition peut être satisfaisante et ne nécessiter qu’une surveillance. Certaines habitudes peuvent être adaptées pour mieux protéger votre audition. Un contrôle ultérieur peut être conseillé. Dans certaines situations, un avis médical ORL sera plus approprié. Et lorsqu’une perte auditive influence réellement votre quotidien, une solution auditive peut éventuellement être envisagée.
L’INAMI distingue d’ailleurs clairement les rôles : un audiologue ou audicien peut effectuer un test auditif, en discuter les résultats avec le patient et les lui remettre. Le diagnostic médical, le traitement d’une pathologie et, lorsque nécessaire, la prescription médicale d’un appareillage relèvent du médecin ORL.
Cette distinction est importante : le but d’un premier rendez-vous est d’abord de comprendre votre audition, pas de décider à l’avance de la solution.
6. Si une aide auditive est pertinente, la courbe n’est pas le seul critère
Une aide auditive ne devrait pas être choisie uniquement sur la base d’un audiogramme.
Il faut également tenir compte de votre mode de vie.
Avez-vous surtout besoin d’entendre dans une pièce calme ? Dans des réunions ? Au restaurant ? En voiture ? Regardez-vous beaucoup la télévision ? Téléphonez-vous régulièrement ? La discrétion est-elle importante pour vous ? La facilité de manipulation compte-t-elle davantage ? Quel est votre budget ?
Ce sont ces éléments qui permettent de chercher une solution adaptée.
Même perte auditive ne signifie donc pas nécessairement même appareil.
Et le choix initial n’est qu’une partie du travail.
Le suivi est presque aussi important que le choix de l’appareil
Une aide auditive ne fonctionne pas comme une paire de lunettes que l’on pose et que l’on oublie.
Le cerveau doit retrouver et réinterpréter des sons qu’il percevait parfois moins bien depuis un certain temps. Vos impressions au quotidien donnent ensuite des informations qui permettent d’affiner les réglages.
Un suivi peut donc servir à ajuster le confort, corriger certaines situations gênantes, vérifier l’appareil, assurer son entretien et répondre aux difficultés rencontrées dans la vie réelle.
Chez Sonalis, l’accompagnement ne s’arrête pas lorsque vous quittez le cabinet : réglages, adaptation, entretien et questions du quotidien font partie du parcours. C’est également le principe mis en avant dans le parcours présenté sur les réseaux sociaux.
Comment préparer son premier rendez-vous chez l’audiologue ?
Il n’y a pas d’examen à préparer.
En revanche, une chose peut rendre le rendez-vous beaucoup plus intéressant : réfléchir aux situations précises dans lesquelles votre audition vous gêne.
Plutôt que de simplement dire « j’entends moins bien », essayez par exemple d’identifier deux ou trois situations :
« Au restaurant, je perds le fil de la conversation. »
« Je comprends bien ma femme lorsqu’elle est devant moi, mais beaucoup moins lorsqu’elle me parle depuis une autre pièce. »
« Je monte la télévision alors que les autres trouvent le son déjà suffisamment fort. »
Ces exemples donnent à l’audiologue des objectifs beaucoup plus concrets que la seule recherche d'une « meilleure audition ».
Vous avez un doute sur votre audition ? Le test sert justement à y voir plus clair
Il n’est pas nécessaire d’attendre de ne plus entendre correctement pour faire contrôler son audition.
Le premier rendez-vous permet avant tout de faire le point : comprendre ce que vous entendez, ce que vous comprenez et les situations dans lesquelles votre audition pourrait être améliorée.
Chez Sonalis, les tests auditifs sont gratuits dans 99 % des cas et peuvent être réalisés sur rendez-vous dans nos centres de Dinant, Koekelberg, Braine-l’Alleud et Rixensart.
Le premier pas ? Simplement en parler avec un audiologue.




Commentaires